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Tableaux de Paris au XIXe siècle : Mercier, Balzac, Baudelaire

À la fin du XVIIIe siècle, Louis-Sébastien Mercier inaugure ce qui deviendra à la fois un lieu commun et une forme-sens : le tableau de Paris, voué à embrasser le panorama complet de la Grande Ville, cette capitale des signes. On s’intéressera à l’héritage de cette topique et de cette forme-sens au XIXe siècle. Les textes que nous étudierons ont à la fois pour vertu de dialoguer très étroitement ensemble, et de s’inscrire dans le sillage du Tableau de Paris, en proposant à la fois une typologie (nourrie par ce qu’on a pu appeler la « littérature panoramique »), une sociologie, une énergétique, une poétique et une érotique de la Grande Ville, doublement définie comme un monde de signes à déchiffrer et comme une énergie vivante. Du tableau visionnaire de l’enfer parisien, ce creuset des passions, qui ouvre La Fille aux yeux d’or, à la peinture d’un Paris éventré par les travaux d’Haussmann (La Curée),  en passant par les Tableaux parisiens, où le lyrisme dissonant de Baudelaire se façonne au contact de la « fourmillante cité », nous essaierons de saisir les différents visages de la représentation littéraire de Paris au XIXe siècle. Ce sera notamment l’occasion de réfléchir à la typologie romanesque de Paris, en partie inspirée par le genre des physiologies, à la portée allégorique du théâtre parisien, à l’articulation du public et du privé dans la sociologie de Paris, et au portrait romanesque d’une Ville comme foyer d’énergie.


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