« Née du chant et ne vivant que par les sons, la poésie » :
la traduction de la poésie d’avant-garde comme médiation créatrice
Dans le prolongement de l’approche de la poésie par la traduction du premier semestre, ce second semestre sera consacré à la poésie espagnole des années vingt, depuis la réception des littératures européennes d’avant-garde grâce au travail essentiel de traduction mené à bien dans les revues littéraires espagnoles (notamment, Cosmópolis, Grecia et Vltra, où des traductions de Mallarmé, Apollinaire, Reverdy, Tzara ou Breton côtoient les premiers poèmes de Federico García Lorca, Gerardo Diego, Juan Larrea ou Lucía Sánchez Saornil) jusqu’à la réception de la « jeune poésie espagnole » en France grâce au travail de traducteurs comme Valery Larbaud ou Mathilde Pomès, notamment grâce au numéro monographique de la revue Intentions paru au printemps 1924.
Nous étudierons plus particulièrement les traductions de Mathilde Pomès — elle-même poète et hispaniste —, à la lumière des réflexions qu’elle a formulées sur son travail en tant que traductrice dans ses écrits critiques et dans sa correspondance avec les poètes qu’elle a traduits (notamment, Pedro Salinas), avant de composer et traduire notre propre anthologie de la poésie espagnole des années vingt, un siècle après sa première réception en France.
- Enseignant.e: Laurie-Anne Laget