Alexandre le Grand et les cités de Grèce et d’Asie Mineure (336-323 av. J.-C.)
Parmi les nombreux aspects du règne d’Alexandre, l’un des plus importants est celui de ses relations avec les cités grecques, au moment son avènement en 336, puis tout au long de son Expédition contre l’empire achéménide (334-323). Après avoir étudié le cas d’Athènes en 2025/26, nous explorerons cette année plusieurs cités des îles de la mer Égée et d’Asie Mineure. La politique d’Alexandre consistait à établir avec celles-ci, lors de son passage en 334 puis en communiquant par lettres à mesure qu’il s’éloignait vers l’Orient, les meilleures relations possibles. Le Conquérant souhaitait en effet se présenter comme un libérateur, un « ami des Grecs » et un protecteur des démocraties locales par opposition aux Achéménides, mais il savait aussi pouvoir trouver dans les poleis les soldats, officiers, administrateurs et hommes de savoir indispensables à la conquête, puis à la stabilisation de son nouvel empire. Plusieurs dossiers sont connus qui illustrent les relations entre le pouvoir macédonien et telle ou telle polis en Éolide, en Ionie et en Carie – Nasos, Érésos, Chios, Priène, Iasos. Mis à part de brèves allusions chez les auteurs (Diodore et Arrien), ils sont constitués d’inscriptions grecques gravés sur place et découvertes grâce aux fouilles archéologiques, y compris très récemment pour certaines. Le séminaire vise à étudier les plus significatifs de ces dossiers, en lisant, traduisant commentant ensemble ces documents épigraphiques (lettre royales, décrets, dédicaces). Plus généralement, il entend explorer cette période-charnière qui marque l’entrée dans un monde dit « hellénistique », à la fois politiquement complexe et innovant, où rois et cités apprennent à cohabiter et à négocier les uns avec les autres.
- Enseignant.e: Patrice Hamon