Ce cours poursuit l’enquête commencée au premier semestre, dont on rappelle ici l’objectif : étudier les différentes valeurs qui sont et/ou ont été attribuées aux objets artistiques (voir ci-dessus, page 8). On ouvrira le semestre par l’examen de la valeur beauté qui, appliquée aux œuvres d’art, se trouve prise entre le pôle de la beauté pure et de la beauté adhérente, de la beauté formelle et de la réussite poïétique, et on montrera la nécessité de distinguer entre valeur esthétique et valeur artistique. Ce sera aussi le moment de considérer les valeurs rivales de sublime et de pittoresque, qui apparurent au XVIIIème siècle. On étudiera également la valeur gnoséologique attribuée, à certains moments de l’histoire, aux œuvres, depuis la valeur de connaissance métaphysique que lui conférait le romantisme de Iena, jusqu’au savoir empiriques que vise aujourd’hui l’Art documentaire. Quant à la valeur artistique, elle conduira la réflexion vers d’autres valeurs qui, au cours de l’histoire, lui ont servi d’assise : savoir-faire, maîtrise technique, génie, originalité, authenticité, etc.. On terminera par l’étude de la valeur marchande des œuvres (depuis la théorie médiévale du juste prix, jusqu’à l’économie de marché mondialisé d’aujourd’hui), et de leur valeur patrimoniale.
- Enseignant.e: Carole Talon-Hugon