Dire que l’être humain est marqué du sceau de la finitude, c’est non seulement souligner sa mortalité et la
limitation de ses pouvoirs (cognitifs et pratiques) ou du champ de ses possibles, mais c’est aussi,
implicitement, le référer à des êtres qui ne seraient pas affectés par de telles limitations, qu’il s’agisse du
Dieu néotestamentaire ou des dieux du polythéisme grec ou romain. Mais parler de finitude implique-t-il
nécessairement de confronter l’être humain à un autre? Ne peut-on penser la finitude aussi et peut-être
d’abord à partir d’elle-même? En outre, faut-il identifier finitude et limitation? N’y a-t-il pas une supériorité
de ce qui est fini sur ce qui est illimité comme semblent l’avoir suggéré plusieurs penseurs grecs?
- Enseignant.e: Claude Romano