Alors que Platon, dans une certaine mesure, et Aristote firent de l’étude de l’être le fondement de la philosophie, les stoïciens avancèrent qu’au-delà de l’être et du non-être, il est nécessaire de penser le « quelque chose ». En effet, il est possible que ce qui n’a pas d’être (comme le vide ou le signifié des propositions) soit néanmoins quelque chose, alors que certaines fictions auxquelles des philosophes comme Platon accordent l’être (les Idées), ne sont même pas quelque chose. Qu’est-ce qui, au-delà de leur réaction à Platon, et en particulier au Sophiste, conduisit les stoïciens à s’orienter vers la pensée du « quelque chose » ? Pourquoi les incorporels (le lieu, le vide, le temps, les exprimables) sont-ils quelque chose ? Si la philosophie, à travers la logique, a d’abord affaire au quelque chose, pour pouvoir connaitre les étants, existe-t-il un critère unique permettant de distinguer le « quelque chose » de ce qui ne l’est pas ? Ce séminaire sera donc consacré à la fois à l’origine du dépassement stoïcien de l’ontologie et à ses enjeux philosophiques généraux.

Bibliographie

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