Ce cours traite de la jeunesse et des jeunes à la lumière de la sociologie. Il propose de rendre compte de la construction sociale de la jeunesse et de mettre en évidence sa diversité. Il vise à présenter les approches théoriques et empiriques adoptées pour appréhender la position, les expériences, les problèmes des jeunes. Il interroge l’autonomie de la jeunesse, en contrepoint d’une interrogation sur le passage à l’âge adulte. Une attention particulière sera portée, dans ce cours, à la jeunesse étudiante et au rapport des jeunes au travail et à l’emploi, pour éclairer les normes de jeunesse en France, dans une perspective de comparaison internationale et inter-générationnelle.


Cet enseignement de licence présentera les auteurs et concepts classiques en sociologie, anthropologie et histoire du corps. Nous analyserons trois dimensions principales : l’évolution des représentations du corps et des normes sociales autour du corps ; la socialisation et les pratiques corporelles de l’enfance à l’âge adulte ; enfin les diverses formes de stigmatisations liées au corps et la manière dont les individus concernés y résistent. Ces dimensions seront analysées par le prisme de thématiques variées autour des différents âges de la vie.

Bibliographie :

Andrieu B. (dir.), Le Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales, Paris, CNRS-Editions, 2006.

Berthelot J.-M., « Une sociologie du corps a-t-elle un sens ? », Recherches sociologiques (Louvain), XIII,

nos 1-2, 1982.

Boltanski L. Les usages sociaux du corps. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 26ᵉ année, N. 1, pp. 205-233, 1971.

Corbin A., Courtine J.-J., Vigarello G., Histoire du corps, Paris, Seuil, 2006, 3 vol.

Detrez C., La Construction sociale du corps, Paris, Seuil, 2002.

Le Breton D., La Sociologie du corps, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1992.

Travaillot Y., Sociologie des pratiques d’entretien du corps. L’évolution de l’attention au corps porté depuis 1960., Paris, PUF, 1998.

Cet enseignement s’appuiera sur des auteurs et textes classiques de sociologie de la santé, mais également sur des recherches récentes, pour présenter les dimensions théoriques et empiriques du domaine. Il abordera l’organisation du système de santé en France, l’évolution des représentations sociales de la maladie et de la santé, les enjeux relationnels et professionnels autour du travail médical, les inégalités sociales de santé, ainsi que l’expérience de la maladie et le rôle des acteurs associatifs.

 

Carricaburu Danièle, Ménoret, Marie, 2005, Sociologie de la Santé. Institutions, professions et maladiesParis, Armand Colin, coll. « U ».

Bergeron Henri, Castel Patrick, 2014, Sociologie politique de la santé, Paris, PUF, coll. « Quadrige Manuels ».


Le cours se donne pour objectif l'apprentissage des techniques statistiques descriptives pouvant être utiles dans divers types de recherche sociologique. Dans la continuité des enseignements des années précédentes, les étudiants de L3 vont mettre en œuvre leurs connaissances statistiques au travers d'un logiciel. On abandonne l'interface graphique du tableur pour le langage de programmation R. Les séances de travaux dirigés proposent des exercices sur logiciel, permettant l'appropriation des opérations statistiques de base (maîtrise de l’environnement et des commandes, importation et exportation des bases de données, manipulations des variables, statistiques univariées, statistiques bivariées, et régression linéaire), à partir de bases de données récentes. Des méthodes de traitement statistique plus avancées seront abordées au semestre suivant.

Bibliographie générale :

Apparicio, Philippe et Gelb, Jérémy, 2024, Méthodes quantitatives en sciences sociales : un grand bol d’R. https://serieboldr.github.io/MethodesQuantitatives

Barnier, Julien, 2023, R pour les sociologues. https://juba.github.io/tidyverse

Cornillon, Pierre-André et al., 2018, R pour la statistique et la science des données, Rennes, Presses Universitaires de Rennes.

Larmarange, Joseph, 2024, guide-R : Guide pour l’analyse de données d’enquêtes avec R. https://larmarange.github.io/guide-R

Selz, Marion et Maillochon, Florence, 2009, Le raisonnement statistique en sociologie, Paris, PUF.

Sociologie des inégalités de santé mentale

Le cours propose une introduction à la sociologie de la santé, en prenant comme angle d’approche les inégalités sociales et comme thématique centrale la santé mentale dans les parcours de vie. L’objectif est de donner aux étudiants et aux étudiantes un aperçu des principales théories, des concepts et des outils liés à ce sujet de recherche, tout en mobilisant ses travaux récents et les enjeux épistémologiques et éthiques liés. Il s’agit dans ce cours de comprendre l’influence des facteurs sociaux sur la santé mentale, au regard des différentes prises en charge et protections sociales existantes. En résumé, ce cours présente les processus sociaux qui influencent et encadrent les modes de gestion de la santé mentale dans les sociétés contemporaines.

Bibliographie :

  • Burton-Jeangros, C., Cullati, S., Sacker, A., Blane, D. (2015). A Life Course Perspective on Health Trajectories and Transitions. Berlin : Springer Nature.
  • Carricaburu, D., Ménoret, M. (2004). Sociologie de la santé. Institutions, professions et maladies. Paris : Armand Colin.
  • Demailly, L. (2011). Sociologie des troubles mentaux. Paris : La Découverte.
  • Fassin, D., Grandjean, H., Kaminski, M., Lang, T. et Leclerc, A. (dir.) (2000). Les inégalités sociales de santé. Paris : La Découverte.
  • Vassy, C., Derbez, B. (2019). Introduction à la sociologie de la santé. Paris : Armand Colin.

Une ontologie constitue une représentation structurée des connaissances d'un domaine. Il s'agit de décrire des concepts de manière formelle de manière à pouvoir raisonner sur ces concepts à l'aide d'outils informatiques. Par exemple, les noms stockés dans la base lexicale WordNet peuvent être l'objet de relations telles que l'hyperonymie ou l'hyponymie. Ce cours visera à donner aux étudiants des connaissances sur les ontologies, leur fonctionnement et leur peuplement ainsi que les procédés d'ingénierie des connaissances qui y sont liés et les applications qui en sont tirées dans le domaine du web sémantique par exemple.

Avec le même objectif on peut représenter connaissances et ontologies dans des langages artificiels comme celui de la logique du 1er ordre. On étudiera donc la syntaxe, la sémantique et les techniques de démonstration automatiques de celle-ci.